Inauguration Festival

L’inauguration de cette 20ème édition du Sept Off – Festival de la Photographie Méditerranéenne, à la Galerie du Musée de la Photographie Charles Nègre de Nice, accompagne notre volonté de soutien et de promotion de la photographie locale. A l’occasion de cet accueil au sein d’une institution majeure de la photographie azuréenne, nous avons souhaité donner carte blanche aux photographes Anne FAVRET & Patrick MANEZ.

 

Avec L’AURA DU SOL, ils font entrer en dialogue leur travail sur l’observatoire de Calern, « Les Arpenteurs », qui a fait l’objet d’une édition en 2014, et leur projet plus récent mené en Islande, « Hyperboréal ». Ces deux œuvres entretiennent entre elles de multiples filiations, à la fois dans la démarche adoptée, les partis pris esthétiques et la genèse de leurs réalisations successives.

« Les Arpenteurs » a été réalisé avec le concours du Centre National des Arts Plastiques – Soutien pour le développement d’une recherche artistique 2012 – Ministère de la Culture et de la Communication.

« Hyperboréal » est issu du travail de résidence du Klaustrid Air Program à Skriduklaustur, Islande – 2015.

L’exposition « L’aura du sol » a été réalisée avec le soutien du Prix Pharisien 2018 – Association Sept Off.

 

 

ANNE FAVRET & PATRICK MANEZ

L’AURA DU SOL

« TEMPS, ESPACES, CORPS ET L’HORIZON PARFOIS

Le temps s’étire avec les saisons et les nécessités, avec les objets et les lumières qui ne sont pas ou plus au rendez-vous, avec des repérages à n’en plus finir ou qui s’imposent de manière évidente. Il donne les étapes de la partition en train de s’écrire. Il articule les propositions que l’un fait à l’autre. Il donne au duo couple de photographes l’espace de la réflexion et des désirs ou des idées. Il est celui de la marche et du voyage.
L’espace qui nous entoure est fabriqué avec ou sans conscience. Le réalisme frôle l’hyperréalisme. De même dans l’espace naturel qu’ils découvrent et bravent malgré les rudesses des latitudes et des altitudes, ils prélèvent des sortes de scènes dans lesquelles nous écrivons notre pièce. Les horizons s’ouvrent ou se bouchent. Le passé et le futur jouent des coudes. On se projette à travers des personnages de fictions, de science-fiction, avec des anti héros comme dans la série des Arpenteurs réalisée sur le plateau lunaire de Calern, dans les Alpes- Maritimes. Laboratoires de l’Espace avec des scientifiques, entre ciel et terre, eux aussi en quête d’absolu et d’utopies comme les artistes.
Ou encore se téléporter dans des décors géographiques sauvages et radicaux.
Partis pris austères et fidèles au topos. On y croise des sortes de cow-boys décadents, comme dans la série Hyperboréal réalisée dans le cadre d’une résidence en Islande en 2015. Les portraits façonnent le paysage alors que l’on serait tenté de penser le contraire. Plus photo-trace que photo-souvenir.
La banalité du quotidien même au grand air, fusionne avec une nature qui n’est pas montrée sous ses meilleurs jours. Les personnes se fondent dans l’environnement, les deux étant perdus dans une immensité quasi extra planétaire. Cet exotisme à l’envers confère à la série un certain cocasse de situations. Chercheurs décalés et fermiers dans le labeur assistent à des
changements sur lesquels ils n’ont aucune prise. Evoluant entre vestiges du passé et bâtiments imposants, plus ou moins tordus dans la recherche d’une esthétique de la modernité fonctionnelle, ils tiennent debout. »

Sophie Braganti, extrait, « Paysagerie », publication AICA France, nov. 2017
aicafrance.org/anne-favret-et-patrick-manez-sophie-braganti/

 

 

 

 

INFOS PHOTOGRAPHES
UNE PENSÉE AU TRAVAIL SUR LES FORMES ET LES REPRÉSENTATIONS DU MONDE

Depuis plus de vingt ans, Anne Favret et Patrick Manez tissent, d’expositions en
éditions, une oeuvre photographique commune et poursuivent une réflexion sur le le
paysage habité, sur le territoire, son histoire et ses usages.

« Anne Favret et Patrick Manez nous font prendre conscience de ce qui nous entoure.
Il n’y a plus alors de « sujet », car nous ne sommes ni devant un reportage et encore
moins un tableau classique. Nous sommes face à la construction d’un réel sculpté par
le regard. » Michel Poivert.

Ils utilisent la photographie comme un outil d’exploration du voir et construisent,
au fil des expositions, des récits photographiques qui peuvent être structurés
par une traversée : « Hyperboréal », une topographie : « Format à l’italienne »,
une cartographie : « Montreuil paysage public », une histoire : « Europe le plan
B », une fiction : « Les arpenteurs ». Ils ont publié différents livres d’artistes dont
Alexandrie (Editions Hazan, 1994), Rotterdam avec Jean-Christophe Nourisson
(Editions anonymes, 2000), Conscience du paysage, avec un texte de Jacques
Leenhardt (Musée de l’Histoire vivante, 2002), Les arpenteurs avec un texte de
Michel Poivert (Editions Loco, 2014), et participé à d’importantes commandes
publiques, notamment l’Observatoire Nationale Photographique du Paysage,
exposé dernièrement à la Bibliothèque Nationale de France à Paris dans le cadre de
l’exposition Paysages français. Une aventure photographique, 1984-2017.

documentsdartistes.org/favret-manez

 

PRIX PHARISIEN 2018
SOUTIEN À LA PHOTOGRAPHIE LOCALE

Pour cette 20ème édition, nous avons décidé
d’attribuer ce prix à Anne FAVRET et Patrick
MANEZ, à l’occasion de leur exposition
L’AURA DU SOL qui marquera l’inauguration
du festival à la Galerie du Musée de la
Photographie Charles Nègre de Nice.