CONSTANTIN

 SALOMÉ

UNI-VERS-PHOTO

VERNISSAGE  I  VEN 28 SEPT  I  18H

Expo I 22.09 – 13.10

« En 1989 à Salomé, petit village du Nord de la France, une jeune fille de 17 ans tue son père d’une balle dans la tête pendant son sommeil. L’enquête révélera que cet homme était un néonazi notoire, chef d’un groupuscule local, ayant élevé ses trois filles dans la haine, selon les préceptes du IIIème Reich. A l’issue du procès trois ans plus tard, Ida est acquittée, les jurés ayant reconnu l’état de légitime défense.
Vingt-neuf après, je suis allé dans ce village dont je ne connaissais rien, attiré par cette histoire, par ce geste. Attiré aussi par ce nom, Salomé, qui rappelle une scène du Nouveau Testament : Salomé princesse juive, amenée à danser devant le roi Hérode réclame pour toute récompense la tête de Saint Jean-Baptiste, qu’on lui apporte sur un plateau – un moment représenté à de très nombreuses reprises en peinture, notamment par Gustave Moreau, et que j’avais depuis longtemps à l’esprit. J’ai voulu me rendre sur les lieux et tenté d’écrire un autre récit, traversé de violence et de désir de vie, de malédiction et de littérature.
Salomé est le récit d’une errance, d’une interrogation : serais-je capable moi aussi de tuer quelqu’un de sang froid ? A partir de quel instant bascule-t-on dans l’irréversible ?
Loin d’une perspective documentaire, sans chercher la vérité des faits et des gens, j’ai entrepris de construire une autre enquête, un territoire parallèle. J’étais troublé par ce moment à la fois décisif, interminable et silencieux où le doigt, sur le métal glacé, presse la gâchette de l’arme, où les existences qui nous entourent, y compris la nôtre, s’apprêtent à basculer. Presser le déclencheur de l’appareil comme on appuie sur la gâchette, errer sur les routes comme en dehors de nous-mêmes.
L’espace entre l’œil et la cible que l’on vise est un espace à part. C’est quand le soleil a disparu des surfaces que le monde commence, c’est la nuit que prennent forme les fantômes. »
Constantin

 

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INFOS PHOTOGRAPHE

Constantin est un photographe et artiste polymorphe : collages, installations, vidéos, performances textuelles.

Sa pratique photographique, essentiellement argentique, l’oriente vers des procédés anciens (cyanotypes, anthotypes, Van Dyke), et entretient un rapport étroit avec son travail d’écriture.

Le livre est logiquement devenu un support privilégié́ de dialogue entre ses textes et son travail graphique et photographique.

La diversité́ des supports lui permet de décliner les thèmes et motifs récurrents de sa pratique artistique : l’espace, le fait-divers, la chair, la dégradation de la matière, le sexe…

www.constantinconstantin.com

ADRESSE
1 RUE PENCHIENATTI
06000 NICE
Expo I 22.09 – 13.10
mar, mer & jeu I 14h – 16h
ven & sam I 15h – 19h