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[ Ellen Fernex ]

"Le bagne de St Laurent du Maroni"

VENCE

MÉDIATHÈQUE DE VENCE

228 av colonel Meyère

Tél 04 93 58 02 12

jusqu’au 7 Octobre

mardi 14h-18h30

mer-vend 9h-12h et 14h-18h30

samedi 9h-17h

 

 

 

Les angoissants vestiges du camp de la Transportation

 

 

Bagne de St Laurent du Maroni en Guyane (1854 – 1953)

 

Une communauté… ? Une famille… ? - Un troupeau de misère : les détenus du Bagne de St Laurent du Maroni en Guyane.

En tenailles entre le fleuve Maroni et l’immensité de la forêt tropicale, le camp de la Transportation…. Ses murs parlent encore à travers leur décrépitude, leurs lézardes, leurs stigmates de peinture, leurs toitures effondrées. Ces murs gardent au profond de leurs pierres les raclements des pieds enchaînés; les sueurs fétides des corps douloureux; les traces des mains ensanglantées; les reflets des visages émaciés; les regards hagards, fous de désespoir et d’espoirs, ou éteints, vides de toute espérance. Murs suintant les drames violents, sauvages ou muets. Enormes et pesantes portes de bois et de fer rouillé qui se ferment encore sur d’obscures tragédies, sur des douleurs insupportables, sur des trafics pervers d’argent, de chair, d’influences; sur des rêves d’évasions; sur les châtiments atroces qui suivaient les tentatives d’évasions; tentatives qui échouaient quasi toujours à cause des dénonciations mercantiles; à cause du fleuve aux sables mouvants, de la mer infestée de requins (qui savaient, qui guettaient les fugitifs), de la forêt impénétrable, de ses insectes qui piquent, qui sucent, qui s’infiltrent pour ronger les organes, qui tuent. Et au sein de ce troupeau de bagnards régnait la loi du plus fort, du plus violent, qui broyait, pulvérisait les volontés.

Camp de la Transportation qui résonne encore des peurs, des gémissements, des cris, et aussi des silences de cette cohorte de bagnards.

P.S. – Certains bagnards avaient le droit de travailler à l’extérieur du camp; ce sont eux qui ont construit la petite ville de St Laurent du Maroni.

A savoir : le doublage. C’était le nombre d’années, équivalent à la durée de leur condamnation, pendant lesquelles les bagnards, enfin libérés, n’avaient pas le droit de quitter la Guyane. Mais combien il leur était difficile de gagner leur pain par leur travail, alors qu’ils étaient en concurrence avec les prisonniers qui constituaient une main d’œuvre gratuite!

 

 

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