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[ Jean Pierre Fernandez]

“ A ma famille”

BAINS DOUCHES

Bd d’Aguillon - Antibes

Tél 04 93 34 74 30

du 8 Septembre au 2 Octobre

du mardi au samedi

10h-12h et 14h-22h

dimanche 14h-19h

 

 

L’esprit de nos albums de famille

 

 

A l’origine de ce travail, il y a une découverte : un livre, « la Ferme du Garet ».

L’an 2000 fut un élément déclencheur. Il servit de prétexte pour commencer un travail sur les miens.

A chacune de mes visites lors de mes congés, je n’ai de cesse de les photographier.

Le fil d’Ariane de ce travail est l’esprit de nos albums de famille.

Points de nostalgie, d’images dentelées, mes images ne sont pensées pour être classées : elles sont à archiver.

Des grands-parents marchants et paysans corréziens, deux familles aisées, Antoine Teilhet épousa Berthe Marie Barrière.

Mon nom de famille est Fernandez car mon père, Policarpo (Paul), d’origine espagnole, a immigré en France en 1967.

Après son service militaire, il exerça plusieurs métiers avant d’apprendre la plomberie et créer une jolie petite entreprise. Il épousa Renée Albine Teilhet.

Les temps changeants, dans une époque porteuse pour certaines affaires et moins pour d’autres, je suis issu d’une famille de classe moyenne de Province.

Deux thèmes ont servi de trame à mon essai.

Le premier en la personne de ma grand-mère qui entrait dans son quatrième âge et aujourd’hui en fin de vie.

Le second en la personne de ma petite sœur qui a donné la vie par deux fois et qui a bâti une ferme avec son mari.

La photo, imposée comme un lien entre nous, pourra servir de petits cailloux pour tous.

Cela se ressent fortement aussi avec la branche hispanique, les sept frères et sœurs paternels sont entrés dans l’âge de nous quitter.

Nous les jeunes, cousins et neveux avons parfois des surprises à nous redécouvrir.

Nous refaisons les présentations qui leurs sont plus faciles car nosotros estamos los frances.

Mon père était originaire de Jaen. Mon grand-père, que je n’ai pas connu, boulanger sous le régime de Franco, fut assassiné, accusé de donner trop généreusement des miches de pains. Je me souviens ma grand-mère vêtue de noire. Une sainte vierge électrique éclairait sa chambre.

A l’exception d’une tante installée à Valence, toute la famille a migré vers Barcelone et sa banlieue. Tous sont restés unis et habitent les uns près des autres.

Côté français, la famille est éclatée. Seule ma mère et ma petite sœur ne se sont pas éloignées du foyer qui les a vu naître. Mes cousines, mon autre sœur ou moi-même habitons tous à plus de 250 kilomètres de nos parents respectifs.

Dans les années 70 et 80 il était de bon ton pour un étranger en France d’oublier un peu son pays de provenance. Aujourd’hui beaucoup de personnes de mon âge ont deux cultures mais l’une d’elles est restée succincte, l’époque n’était pas si ouverte d’esprit que celle que nous connaissons aujourd’hui.

Vous allez découvrir pêle-mêle : ma grand-mère vivant chez sa fille et aujourd’hui en maison de fin de vie alitée ne pouvant plus bouger depuis des mois, mon père, qui après une vie de labeur au treizième jour de sa retraite apprenait qu’une maladie l’emporterait quelques mois plus tard, ma petite sœur et ses deux petits garçons à la ferme, ma mère et mon autre sœur, mes mariages de mes cousines de Saint-Emilion, les visites régulières à la famille d’Espagne.

Aucun membre de ma famille ne sera présent lors de la soirée de vernissage, non qu’ils n’auraient souhaité venir mais l’éloignement géographique les aurait contraints à des obligations qu’ils n’auraient pu honorer.

Jean-Pierre FERNANDEZ

 

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