Laurent Thareau

 

Impressions mexicaines

Il s’agit surtout de Mexico City où je suis arrivé, puis la côte Caraïbes et Vera Cruz.

Je suis allé à San Cristobal et au Chappas… les indiens nous expliquent qu’ils sont défavorisés, sans maisons, quoique aidées par le gouvernement avec des allégements d’impôts.

Mon carnet de voyage montre ce qu’il reste de traditions à l’intérieur de la plus grande ville du monde de 25 millions d’h

Il y a une force particulière chez tous les Mexicains. Les jeunes savent très bien surfer sur internet. Ils sont peut-être plus rapides dans l’accès à l’information, plus vifs qu’en Europe.

Ils restent accrochés aux traditions : la Toussaint avec la fête des morts où tous s’investissent avec cette coloration formidable, sans l’aspect austère de nos enterrements, à Mexico ou dans les petits villages de pêche.

La musique accentue les mélanges, les choix des jeunes dans leur allure, leurs travestissements. On passe de la crasse de la course de toros à la messe dite à l’occasion de la chandeleur.

Les gens sont assez habiles de leurs mains, réparant une voiture ou travaillant dans la construction.

Le regard est soutenu, on a toujours l’impression d’être capté, on n’est pas totalement le spectateur de l’autre.

Sur les marchés, les denrées foisonnent, c’est un pays riche, ce n’est pas comme en Colombie par exemple.

J’ai été fascine par le musée d’anthropologie de Mexico avec sa salle des objets aztèques, et aussi le gigantisme d’une ville que Cortès avait déjà évalué comme tel, avec un système d’irrigation qui était parfaitement au point.

Un tremblement de terre n’arrête pas les populations, le courage demeure intact.

Les chauffeurs de taxi découvrent des quartiers et des rues nouvelles chaque jour.

Un immigré de New York peut vivre presque aussi bien au Mexique. Peu à peu les latinos sont moins enclins à fuir leur pays d’origine, de même que la femme du pays ne cherche pas à singer une majorette formatée et peut très bien être à dos de cheval dans ses rondeurs bien assumées, sans souci de suivre tel ou tel régime alimentaire. J’aime bien ma photo où les gens sortent d’une bouche de métro et peuvent lire les premières pages des journaux avec un titre comme « la chine nous vend 14 fois plus que ce qu’elle nous achète ».

Et puis les efforts pour maintenir le niveau de scolarité partout, venant d’un pays très ouvert. À Mexico, on voit beaucoup d’espaces informatiques avec des internautes qui se connectent pour rien du tout et accèdent à la connaissance.

Une quinzaine de familles tiennent le pays, il ne faut pas l’oublier malgré les progrès en faveur de la démocratie. Je pense aux plus démunis qui peuplent peu à peu certains quartiers, essayant de s’ajouter aux commerces environnants et modifier l’organisation d’un quartier en démolition. Au Mexique on peut prendre un bus à toute heure du jour et de la nuit pour voyager sans risque, à bon marché.

 

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